Du 10 au 12 septembre 2026, le Maroc a accueilli le Grand Prix d’Afrique. Pendant trois jours, d’El Jadida à Casablanca, dirigeants et délégations des loteries africaines se sont retrouvés. Entre travaux institutionnels, univers hippique et mise en valeur des cultures du continent, le Grand Prix d’Afrique 2026 a voulu dépasser le seul cadre de la compétition pour devenir un espace de dialogue et de rapprochement.
Il y avait les chevaux, bien sûr. Mais derrière les pistes et l’effervescence du Grand Prix se jouait une autre course, moins spectaculaire et probablement plus stratégique : celle du rapprochement entre les loteries africaines.
Pendant ces trois jours, des dirigeants et délégations venus de plusieurs pays du continent se sont retrouvés autour d’un programme mêlant rencontres institutionnelles, échanges professionnels, activités hippiques et découverte des identités culturelles africaines.
La première journée s’est ouverte sur l’un des principaux rendez-vous institutionnels de cette édition : l’Assemblée générale de l’Association des Loteries d’Afrique (ALA).
Autour de son président, Dramane Coulibaly, également Directeur général de la Loterie Nationale de Côte d’Ivoire (LONACI), les dirigeants des loteries membres ont échangé sur les réalités de leur secteur et les perspectives de coopération à l’échelle continentale.
Dans ce contexte, les rencontres de l’ALA offrent aux dirigeants un espace pour confronter leurs expériences et identifier des problématiques communes.
La Côte d’Ivoire était représentée par une délégation de la LONACI conduite par son Directeur général.
À El Jadida, les travaux ont ensuite laissé place à l’univers qui donne au Grand Prix d’Afrique une partie de son identité : le cheval et les courses hippiques.
Cette immersion a permis aux délégations de découvrir davantage l’écosystème hippique marocain et de poursuivre les échanges dans un cadre différent de celui des réunions institutionnelles.
Le Grand Prix prend ici une dimension particulière. La manifestation ne se limite pas à réunir des professionnels autour d’une table, elle associe les métiers du jeu et des paris à l’univers hippique, tout en créant des occasions de rencontres entre responsables venus de différents pays.
Dans les tribunes comme en marge des activités officielles, les conversations se prolongent. Les cartes de visite circulent, les expériences nationales sont comparées et les relations professionnelles se construisent parfois loin des salles de réunion.
La capitale économique marocaine a accueilli l’ultime étape d’un rendez-vous qui, pendant trois jours, aura fait se croiser plusieurs dimensions : institutionnelle, économique, sportive et culturelle.
Cette dernière journée est venue refermer une édition durant laquelle les loteries africaines ont surtout affiché leur volonté de maintenir des espaces de dialogue entre leurs dirigeants.
À l’heure où de nombreux secteurs du continent cherchent à renforcer leurs coopérations, le monde des loteries n’échappe pas à cette logique. Les marchés demeurent nationaux, les réglementations et les habitudes diffèrent, mais certaines transformations sont désormais communes.
Diane Kablankan depuis le Maroc