La Côte d’Ivoire a obtenu un engagement financier majeur de la Team Europe dans le cadre du Groupe consultatif consacré au Plan national de développement (PND) 2026-2030. L’Union européenne et ses États membres mobiliseront 8,2 milliards d’euros afin d’accompagner la mise en œuvre des priorités économiques et sociales définies par les autorités ivoiriennes pour les cinq prochaines années.
Cette annonce marque l’un des engagements financiers les plus importants formulés par les partenaires européens en faveur de la Côte d’Ivoire. Elle illustre, selon les responsables européens, la solidité du partenariat stratégique qui unit les deux parties et leur volonté commune d’accélérer le développement durable du pays.
Les financements seront orientés vers plusieurs secteurs jugés prioritaires, notamment l’énergie, les transports, la mobilité, l’agrobusiness, la formation professionnelle ainsi que le soutien au secteur privé. L’objectif affiché est de favoriser une croissance plus inclusive, de renforcer la compétitivité de l’économie ivoirienne et de créer davantage d’opportunités d’emploi, en particulier pour les jeunes.
Cette contribution s’inscrit dans le cadre de la stratégie européenne Global Gateway, destinée à soutenir des investissements structurants dans les pays partenaires. Pour la Team Europe, il s’agit d’accompagner la Côte d’Ivoire dans sa trajectoire de modernisation, de diversification économique, de consolidation de la paix et de renforcement de la sécurité.
À cette occasion, les représentants européens ont estimé que le Plan national de développement 2026-2030 ouvre « une nouvelle étape dans le parcours remarquable de la Côte d’Ivoire », réaffirmant la pleine mobilisation de l’Union européenne pour accompagner les ambitions portées par ce programme.
À travers cet engagement de 8,2 milliards d’euros, la Team Europe entend contribuer à la réalisation de l’objectif fixé par le gouvernement ivoirien : faire de la Côte d’Ivoire un pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure à l’horizon de la mise en œuvre du nouveau Plan national de développement.
Diane Kablankan
La Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle (HACA) connaît une nouvelle étape de son histoire. Le vendredi 3 juillet 2026, Me René Bourgoin a officiellement quitté ses fonctions de président de l’institution, laissant la place à Brou Aka Pascal, nommé pour lui succéder.
Me René Bourgoin, juriste reconnu, a dirigé la HACA durant plusieurs années. Son mandat a été marqué par des efforts de régulation dans un paysage audiovisuel en pleine mutation, notamment avec l’essor des plateformes numériques et des médias en ligne. Son départ ouvre une nouvelle phase de gouvernance.
Le choix de Brou Aka Pascal traduit la volonté des autorités de renforcer la régulation et d’adapter l’institution aux défis contemporains. Il hérite d’un chantier important :
• garantir la pluralité des médias,
• protéger la liberté d’expression,
• assurer le respect des règles de diffusion,
• et accompagner la transition numérique du secteur audiovisuel.
La HACA devra relever plusieurs défis : moderniser ses outils de régulation, renforcer la crédibilité des médias auprès des citoyens et assurer une représentation équitable des sensibilités politiques et sociales. Dans un contexte où les médias jouent un rôle central dans la démocratie, cette transition est scrutée de près par les professionnels du secteur.
Le départ de Me René Bourgoin et l’arrivée de Brou Aka Pascal marquent une étape clé pour l’audiovisuel ivoirien. Les acteurs espèrent que cette nouvelle gouvernance favorisera un climat médiatique plus inclusif, transparent et adapté aux réalités numériques.
Issiaka Fadiga
La Côte d’Ivoire renforce sa présence au sein des grandes instances internationales du secteur des loteries.
Ce mercredi 21 janvier 2026, Dramane Coulibaly, Directeur général de la LONACI, Président des Loteries d’Afrique et membre du Comité exécutif de la World Lottery Association (WLA), a pris part à une rencontre stratégique de haut niveau à Barcelone, en Espagne.
Cette rencontre s’est tenue en marge du European Lotteries / World Lottery Association Marketing Seminar, un rendez-vous international majeur réunissant les principaux décideurs du secteur autour des enjeux de marketing, d’innovation et de gouvernance responsable.
Accompagné de ses collaborateurs, le Directeur général de la LONACI a échangé avec Andreas Kotter, Président de la World Lottery Association. Les discussions ont porté sur la vision stratégique que la WLA et ses partenaires souhaitent impulser au secteur des loteries publiques, dans un environnement marqué par la transformation numérique, la concurrence accrue et les exigences croissantes en matière de jeu responsable.
Au cœur des échanges : le partage d’expériences, la valorisation des bonnes pratiques et la nécessité d’adapter les modèles de gestion des loteries aux réalités économiques et sociales propres à chaque région, notamment en Afrique.
La participation active de Dramane Coulibaly à ces travaux internationaux illustre la montée en puissance des loteries africaines dans les instances décisionnelles mondiales. En tant que Président des Loteries d’Afrique et membre du Comité exécutif de la WLA, le DG de la LONACI contribue directement à l’orientation des politiques et stratégies qui façonneront l’avenir du secteur à l’échelle globale.
Cette dynamique conforte également le positionnement de la Côte d’Ivoire comme un acteur crédible, engagé et force de proposition dans la gouvernance internationale des loteries.
Diane Kablankan
La commercialisation du cacao connaît actuellement des perturbations en Côte d’Ivoire, en pleine campagne principale. Des volumes importants de fèves demeurent stockés chez les producteurs, suscitant des inquiétudes dans plusieurs zones de production. Face à cette situation, le gouvernement ivoirien affirme garder le contrôle.
Lors d’une conférence de presse tenue le mardi 20 janvier 2025, Adjoumani Kobenan, ministre d’État, ministre de l’Agriculture, du Développement durable et de la Production vivrière, a tenu à rassurer l’ensemble des acteurs de la filière. « La situation est sous contrôle », a-t-il déclaré, tout en reconnaissant l’existence de difficultés temporaires dans l’écoulement de la production.
Selon le ministre d’État, ces perturbations s’expliquent par plusieurs facteurs, dont la forte mobilisation des volumes de cacao, consécutive au prix historique garanti aux producteurs par le gouvernement pour la campagne en cours. Cette dynamique a entraîné un engorgement momentané du circuit de commercialisation, notamment au niveau des acheteurs et des exportateurs.
Au total, 123 000 tonnes de cacao seraient actuellement bloquées entre les mains des producteurs. La zone de Duékoué concentre la plus grande part de ces stocks, a précisé le ministre, soulignant toutefois qu’il ne s’agit pas d’une crise structurelle mais d’une situation conjoncturelle.
Pour y faire face, le gouvernement annonce la mise en œuvre de plusieurs mesures destinées à fluidifier la commercialisation. Les opérations d’enlèvement du cacao devraient ainsi démarrer dans les prochains jours, afin de permettre l’écoulement progressif des stocks et de soulager les producteurs.
Secteur stratégique de l’économie ivoirienne, la filière cacao demeure sous haute surveillance des autorités. Le gouvernement assure suivre de près l’évolution de la situation, avec pour priorité la protection des revenus des producteurs et la stabilité du marché.
Grâce à un appui financier du Rotary Club de Grande-Bretagne, l’ONG Kweni Inc renforce son école de couture en Côte d’Ivoire, offrant à davantage de jeunes filles rurales une formation professionnelle de qualité.
Dans le cadre d’un partenariat avec le Rotary e-Club of Innovation, l’ONG Kweni Inc a bénéficié d’un District Grant du Rotary Club de Grande-Bretagne. Cette subvention a permis l’acquisition d’une brodeuse industrielle et de deux machines à coudre, destinées à l’école de formation en couture de l’organisation. Ce nouvel équipement marque une avancée significative dans les efforts d’autonomisation des jeunes filles issues des zones rurales ivoiriennes.
Une ONG engagée sur plusieurs fronts
Fondée aux États-Unis en 2011, Kweni Inc déploie ses actions principalement en Côte d’Ivoire, avec des antennes à Bouaflé, Abidjan, Yamoussoukro, Oumé et Sinfra. L’organisation est également active aux États-Unis, en France et en République démocratique du Congo, notamment auprès des communautés pygmées.
Son action s’articule autour de quatre pôles complémentaires :
• L’École de Formation en Couture, qui propose un cursus de trois ans combinant apprentissage technique et alphabétisation, avec à la clé le CEPE.
• Le Village Agropastoral, un espace de 10 hectares dédié à l’agriculture durable et à la reforestation.
• Le Groupe de Charité “Grâce Divine”, qui soutient les enfants vulnérables à travers le pays.
• Le Club de Jeu d’Échecs, qui stimule l’éveil intellectuel des jeunes dans les écoles urbaines et rurales.
Un impact concret sur le terrain
L’arrivée de ces nouvelles machines permet à l’école de former jusqu’à 11 jeunes filles simultanément, augmentant ainsi sa capacité d’accueil. La brodeuse, en particulier, introduit une dimension professionnelle à la formation, alignée sur les exigences du marché du textile. Les bénéficiaires pourront ainsi acquérir des compétences recherchées, favorisant leur insertion dans le tissu économique local.
Un modèle de coopération internationale
Cette initiative illustre la force des partenariats transnationaux dans la lutte contre la pauvreté et la promotion de l’égalité des genres. En conjuguant expertise locale et soutien international, le Rotary Club de Grande-Bretagne et Kweni Inc démontrent qu’un engagement ciblé peut produire des résultats tangibles et durables.
Au-delà de l’aspect matériel, ce projet représente un investissement dans l’avenir des jeunes filles rurales, leur offrant les moyens de bâtir une vie autonome et digne. Il s’inscrit pleinement dans les objectifs du développement durable, en particulier ceux liés à l’éducation, à l’égalité des sexes et à l’autonomisation économique.
En renforçant ses capacités d’action, Kweni Inc confirme son rôle de catalyseur de changement social, et ouvre la voie à de nouvelles synergies pour amplifier son impact sur le terrain.
Issiaka Fadiga
L’agence américaine de notation financière Standard & Poor’s (S&P) a rendu publique ce vendredi son appréciation actualisée de la situation économique de la Côte d’Ivoire. Dans son analyse, S&P met en avant la solidité des fondamentaux économiques du pays, portée par une croissance soutenue, un climat d’investissement attractif et des efforts constants en matière de discipline budgétaire.
Une croissance robuste qui conforte la confiance des marchés
Selon l’agence, la Côte d’Ivoire continue de se distinguer par un taux de croissance supérieur à la moyenne africaine, malgré un contexte international marqué par les tensions géopolitiques et l’inflation mondiale. Les secteurs clés de l’économie – infrastructures, agro-industries, énergie, mines et services – maintiennent une dynamique positive.
Les perspectives demeurent favorables, soutenues par la poursuite de grands projets structurants, l’amélioration de l’environnement des affaires et la montée en puissance des investissements publics et privés.
Des efforts budgétaires salués
Standard & Poor’s relève également les efforts du gouvernement ivoirien pour maîtriser les déficits, renforcer la mobilisation des ressources internes et améliorer la gestion des dépenses publiques. L’agence note une progression significative dans la mise en œuvre de réformes destinées à moderniser la gouvernance financière et à optimiser la perception fiscale.
Ces mesures contribuent, selon elle, à consolider la crédibilité financière de l’État, un facteur déterminant dans le maintien de la confiance des bailleurs et partenaires internationaux.
Un niveau d’endettement extérieur encore élevé, mais sous contrôle
Si S&P reconnaît que la Côte d’Ivoire affiche encore un endettement extérieur important, elle estime que celui-ci reste gérable au regard de la solidité des performances économiques et de la régularité des paiements de la dette.
Les réformes en cours, combinées à une stratégie d’endettement plus prudente et mieux diversifiée, permettent au pays de maintenir un niveau de risque maîtrisé, selon l’agence.
La stabilité macroéconomique comme atout majeur
S&P souligne enfin que la stabilité politique, institutionnelle et macroéconomique du pays constitue un pilier essentiel de la confiance des marchés. Cette résilience continue de renforcer la position de la Côte d’Ivoire comme l’une des économies les plus attractives et les plus dynamiques de la sous-région ouest-africaine.
DD
Casablanca , la capitale économique du Maroc accueille depuis ce jeudi 11 septembre 2025, la 4ᵉ édition du Grand Prix d’Afrique (GPA), devenu au fil des ans un rendez-vous incontournable pour les acteurs du pari hippique et des loteries sur le continent. Après trois éditions organisées à Marrakech, l’événement prend cette année ses quartiers dans la métropole, confirmant son ambition de s’inscrire au cœur des grands enjeux économiques et sociaux africains.
Organisé par la Société Royale d’Encouragement du Cheval (SOREC) en partenariat avec l’Association des Loteries d’Afrique (ALA), le GPA s’impose désormais comme une plateforme de dialogue et de coopération internationale.
Pendant trois jours, dirigeants, experts et responsables institutionnels se réunissent pour échanger sur l’avenir de la filière, partager des expériences et définir des stratégies communes.
Créée en 2003 sous la tutelle du ministère de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts, la SOREC est aujourd’hui un acteur central de l’écosystème équin marocain. Ses missions couvrent l’élevage et l’amélioration des races, l’organisation des courses, la gestion des jeux hippiques ainsi que l’aménagement d’infrastructures modernes. Forte d’un modèle économique fondé sur la redistribution équitable de ses bénéfices, elle contribue à dynamiser les territoires ruraux et à soutenir un développement durable.
L’Association des Loteries d’Afrique, fondée en 1981, joue pour sa part un rôle clé dans la structuration du secteur à l’échelle continentale. Elle fédère les sociétés nationales de jeux et de pronostics, promeut des pratiques responsables et lutte contre le blanchiment d’argent. En favorisant la coopération technique et l’intégration économique, l’ALA ambitionne de renforcer l’influence de l’Afrique dans un domaine en pleine mutation.
En tant qu’Événement de haut niveau, le Grand Prix d’Afrique agit ainsi comme un catalyseur. Il met en lumière les innovations, encourage les partenariats et affirme la place croissante du continent sur la scène mondiale des loteries et du pari hippique.
Diane Kablankan
Après deux décennies de traitement manuel, la Côte d’Ivoire franchit un cap décisif dans la modernisation de son système fiscal. Le Premier ministre, Robert Beugré Mambé, a officiellement lancé ce lundi la digitalisation de la facture normalisée, notamment pour la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA), au cours d’une cérémonie solennelle à Abidjan.
Instaurée en 2005, la facture normalisée visait à améliorer la traçabilité des transactions commerciales assujetties à la TVA. Jusqu’ici, le processus était essentiellement manuel. Désormais, cette facture devient entièrement électronique, intégrée à un système numérique sécurisé géré par la Direction générale des Impôts (DGI).
« Grâce à cette digitalisation, nous serons en mesure de suivre en temps réel les opérations commerciales et de sécuriser les recettes fiscales. C’est un tournant dans la collecte de la TVA », a déclaré le directeur général des Impôts.
Cette réforme, qui s’inscrit dans la stratégie nationale de digitalisation de l’administration publique, a pour objectif de lutter plus efficacement contre la fraude et l’évasion fiscales, tout en facilitant les démarches pour les entreprises. L’outil permettra également une meilleure équité entre les opérateurs économiques.
« Cette réforme va améliorer la performance budgétaire de l’État tout en instaurant une plus grande transparence dans les pratiques commerciales », a affirmé le ministre des Finances et du Budget.
Le gouvernement entend, à travers cette initiative, moderniser la gouvernance fiscale et renforcer la confiance entre l’administration et les contribuables.
« Nous voulons bâtir une administration moderne, efficace et exemplaire. La facture électronique est une réponse concrète à la lutte contre la corruption fiscale », a souligné le Premier ministre.
La digitalisation de la facture normalisée marque ainsi un pas important vers une fiscalité intelligente, au service de l’émergence économique de la Côte d’Ivoire.
Diane Kablankan 
Soulagement pour les populations d’Aboisso, d’Ayamé et d’Akressi. L’État ivoirien a officiellement lancé, ce jeudi 3 juillet, les travaux de réhabilitation de la route qui relie ces trois localités du Sud-Est du pays. La cérémonie s’est tenue à Ayamé, en présence du Premier ministre, de plusieurs membres du gouvernement, des autorités régionales et d’une population venue nombreuse saluer le démarrage de ce chantier très attendu.
Inscrit dans le Plan National de Développement (PND), ce projet stratégique vise à améliorer la mobilité entre ces villes et à désenclaver toute une zone à fort potentiel agricole et touristique. Les travaux concernent un linéaire actuellement en très mauvais état, avec des conséquences directes sur les activités économiques, les transports, l’accès aux soins et à l’éducation.
Un investissement de 25,7 milliards pour 28 mois de chantier
Le coût global de la réhabilitation est estimé à 25,7 milliards de francs CFA, entièrement financé par l’État de Côte d’Ivoire. Le chantier, confié à une entreprise ivoirienne, s’étendra sur 28 mois.
Le ministre de l’Équipement et de l’Entretien Routier, présent à la cérémonie, a souligné les caractéristiques techniques et l’importance stratégique de cette voie. « C’est un axe structurant qui va fluidifier les échanges dans la région du Sud-Comoé et améliorer durablement les conditions de vie des habitants. Nous veillerons à ce que les délais et la qualité soient strictement respectés », a-t-il assuré.
Appel à l’engagement collectif
De son côté, le Premier ministre a lancé un appel à la responsabilité de toutes les parties impliquées dans le projet. « Ce chantier est un engagement de l’État. À chacun maintenant de jouer son rôle. Nous comptons sur les entreprises, les autorités locales et les populations pour garantir son succès », a-t-il déclaré.
Le président du Conseil régional, porte-parole des communautés locales, a salué une décision « salvatrice » qui marque « un tournant pour le développement de toute la région ».
Une dynamique nationale de réhabilitation des routes
Depuis 2011, la Côte d’Ivoire a engagé une vaste stratégie de modernisation de son réseau routier. Sur les 6 700 km de routes bitumées que comptait le pays à cette date, 4 500 km étaient fortement dégradés. À ce jour, 2 700 km ont été réhabilités, et 2 000 km restent à traiter, dont le tronçon Aboisso–Ayamé–Akressi désormais lancé.
Par ailleurs, le linéaire de routes neuves est passé de 6 500 km à plus de 8 500 km, tandis que le réseau autoroutier est passé de 142 km à plus de 400 km. Ces chiffres traduisent une volonté claire du gouvernement de faire des infrastructures un levier majeur de croissance et d’inclusion.
Le vice-président régional de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Ousmane Diagana, a été reçu en audience ce lundi par le Premier Ministre, Ministre des Sports et du Cadre de Vie, Robert Beugré Mambé, à la Primature à Abidjan. Une rencontre de haut niveau au cours de laquelle l’institution financière internationale a renouvelé son soutien à la Côte d’Ivoire dans ses efforts de développement économique et social.
À l’issue de cette rencontre, Ousmane Diagana a salué les performances du pays et souligné la solidité du partenariat qui lie la Banque mondiale à la Côte d’Ivoire. Il a également précisé que cette visite s’inscrivait dans une dynamique régionale de réflexion stratégique sur les futures interventions de l’institution en Afrique de l’Ouest et du Centre.
« Nos discussions se sont focalisées sur deux aspects. Le premier concerne la création d’emplois, à travers des investissements dans l’éducation, la formation, l’énergie, les infrastructures, la santé, l’agriculture ou encore le tourisme. Le second porte sur l’intégration régionale, indispensable face aux défis géopolitiques actuels que connaissent plusieurs pays de la région », a déclaré M. Diagana.
L’objectif est clair : favoriser un dividende démographique positif en créant les conditions d’un emploi décent pour les jeunes et les femmes. Cela passe notamment par des investissements qualitatifs dans les secteurs porteurs de croissance inclusive.
Par ailleurs, cette audience a été l’occasion pour la Banque mondiale de faire le point sur l’état d’avancement du portefeuille de projets en cours avec la Côte d’Ivoire, d’un montant de 5 milliards de dollars. Un portefeuille jugé performant, notamment au regard du taux de décaissement, qui place la Côte d’Ivoire en tête des pays de la sous-région à l’issue de l’année fiscale 2025.
« Ce bilan très satisfaisant ouvre de nouvelles perspectives, alors même que le pays finalise la préparation de son Plan National de Développement (PND). La Banque mondiale, en tant que partenaire stratégique, continuera d’accompagner la Côte d’Ivoire, en mobilisant à la fois financements, conseils et expertise technique », a-t-il ajouté.
La rencontre s’est achevée sur une volonté partagée de renforcer la coopération, avec une attention particulière portée sur les secteurs structurants et sur les initiatives visant à accélérer la transformation économique et sociale du pays.