Plus de 500 producteurs, enfants et leaders communautaires ont été sensibilisés, vendredi 28 août 2026 à Ananguié, dans la sous-préfecture d’Adzopé, sur les dangers du travail des enfants dans les plantations de cacao.
« Pour un cacao durable, disons non au travail des enfants ». C’est autour de ce message que le Comité National de Surveillance des actions de lutte contre la Traite, l’Exploitation et le Travail des Enfants (CNS), présidé par la Première Dame Dominique Ouattara, a organisé sa campagne annuelle de sensibilisation pendant les vacances scolaires.
La rencontre, organisée avec la Société Coopérative Simplifiée d’Ananguié (SCSAG), a surtout insisté sur les travaux dangereux interdits aux enfants, notamment la manipulation des pesticides et autres produits agrochimiques. Les parents ont été appelés à préserver la santé, la scolarité et le développement des enfants.
Pour le CNS, la lutte contre le travail des enfants constitue également un enjeu économique majeur. Avec le renforcement des exigences des marchés internationaux, notamment en matière de traçabilité et de respect des normes sociales, la protection des enfants devient une condition importante pour préserver la compétitivité et la réputation du cacao ivoirien.
La campagne a également mis l’accent sur la scolarisation. Plus de 500 kits scolaires ont été distribués à des enfants issus de familles de cacaoculteurs vulnérables, tandis que les meilleurs élèves du primaire ont reçu des tablettes éducatives.
Au-delà de la sensibilisation, les populations d’Ananguié ont profité de la rencontre pour exprimer plusieurs préoccupations, notamment l’accès à l’eau potable, l’érection de la localité en sous-préfecture et la visite de la Première Dame dans le village.
À travers cette mobilisation, le CNS entend renforcer l’implication des familles, des producteurs et des leaders communautaires dans la protection des enfants. Un engagement présenté comme indispensable à la construction d’un cacao durable et responsable en Côte d’Ivoire.
Diane Kablankan