LUI QUI MET LES AUTRES EN LUMIÈRE, PARIS L’A MIS SOUS LES PROJECTEURS : ANGE FABIEN GUÉI DISTINGUÉ

 

Il fallait sans doute Paris pour que les rôles s’inversent. Ange Fabien Guéi dirige une télévision, travaille avec ceux que le public reconnaît dans la rue, décide de programmes regardés par des milliers d’Ivoiriens, mais demeure lui-même relativement peu exposé. Cette fois, impossible de rester derrière l’écran : c’est son nom qui a été appelé.

Distingué en France, le Directeur général de la Nouvelle Chaîne Ivoirienne (NCI) voit ainsi reconnu un parcours professionnel dont la partie la plus visible s’écrit aujourd’hui à la tête d’un acteur important de l’audiovisuel ivoirien.

L’événement pourrait se résumer à un trophée, une photographie et quelques applaudissements. Ce serait pourtant manquer ce qu’il raconte.

Car la distinction d’un dirigeant ivoirien à Paris intervient à un moment où la Côte d’Ivoire affirme, bien au-delà de ses frontières, ses ambitions économiques, culturelles et créatives. Dans cet élan, les médias ont une responsabilité particulière : ils fabriquent des images, installent des références, révèlent des talents et participent, chaque jour, au récit qu’un pays fait de lui-même.

À son niveau, son travail se joue rarement devant les caméras. Il se trouve plutôt dans les décisions que le téléspectateur ne connaîtra jamais : un programme auquel on croit, une orientation que l’on maintient, un investissement que l’on assume, parfois contre l’évidence du moment.

Dans une carrière, les fonctions changent et les distinctions s’accumulent parfois. Mais certaines reconnaissances ont une saveur différente parce qu’elles dépassent celui qui les reçoit. Lorsque l’excellence ivoirienne est reconnue à l’étranger, c’est aussi une certaine idée de la Côte d’Ivoire qui voyage avec elle.

Cette fois, l’homme de télévision est devenu le sujet. Et Paris lui a consacré quelques minutes d’antenne symboliques que personne, dans son bureau, n’avait eu à programmer.

Diane Kablankan

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