Il y a des récompenses que l’on reçoit. Et puis il y a celles qui racontent, à elles seules, une partie de votre vie.
Le 3 septembre 2026, à Paris, dans l’écrin prestigieux des Folies Bergère, le nom de Karim Ouattara, Directeur Général Adjoint de la Loterie Nationale de Côte d’Ivoire (LONACI), a résonné parmi ceux que l’Afrique a choisi de célébrer à l’occasion des Africa Next Awards 2026.
Une distinction de plus, pourrait-on être tenté d’écrire.
Mais ce serait passer à côté de l’essentiel.
Car derrière le trophée, derrière les applaudissements, derrière les photographies et les félicitations, il y a un parcours. Des années de travail. Des responsabilités assumées. Des épreuves certainement. Des personnes rencontrées. Des mains tendues. Des enseignements reçus. Et cette volonté de continuer à avancer lorsque personne n’applaudit encore.
C’est peut-être pour cela que, face à cette nouvelle reconnaissance, Karim Ouattara n’a pas commencé par parler de lui.
Il a parlé des autres.
De ceux qui l’ont encadré.
De ceux qui l’ont formé.
De ses mentors.
De ses aînés.
De ses collaborateurs.
Avant le trophée, il y avait la graine
On célèbre souvent les hommes lorsqu’ils arrivent au sommet. On photographie le résultat. On applaudit la réussite. On raconte les fonctions et les distinctions.
Mais on voit rarement les années qui les ont précédées.
On ne voit pas toujours les heures de travail lorsque les salles sont vides. Les décisions difficiles. Les erreurs qui enseignent. Les sacrifices que personne ne comptabilise. Les conseils d’un aîné conservés pendant des années. Les exigences d’un supérieur qui finissent par devenir une discipline personnelle.
Pourtant, aucun parcours solide ne se construit en un jour.
Celui de Karim Ouattara raconte précisément cette progression.
Avant d’occuper les fonctions de Directeur Général Adjoint de la LONACI, il a construit son expérience dans le management, la gestion et le pilotage d’activités stratégiques et opérationnelles. Son parcours professionnel l’a progressivement conduit vers des responsabilités de premier plan au sein d’une institution majeure de Côte d’Ivoire.
À Paris, les Africa Next Awards ont choisi de distinguer cette trajectoire pour ce qu’elle représente : rigueur, responsabilité, leadership et recherche de performance.
Mais une carrière ne se résume jamais aux intitulés inscrits sur une carte de visite.
Elle se mesure aussi à ce que l’on devient en chemin.
De la Côte d’Ivoire à Paris, le mérite a voyagé
Ce 3 septembre aux Folies Bergère, ce n’était donc pas seulement un dirigeant ivoirien qui était honoré.
C’était un parcours africain qui franchissait une nouvelle frontière.
Le 30 avril 2026, lors des célébrations du 55e anniversaire de la LONACI, il avait été élevé au grade de Commandeur dans l’Ordre du Mérite ivoirien, reconnaissance de plusieurs années d’engagement et de service. D’autres distinctions avaient auparavant jalonné son parcours.
Mais peut-être que la véritable grandeur d’une distinction ne réside finalement pas dans le nombre de trophées posés sur une étagère.
Elle réside dans la capacité à ne pas oublier d’où l’on vient, qui nous a aidé à devenir ce que nous sommes et ce qu’il nous reste encore à accomplir.
Et c’est précisément ce qui donne une dimension particulière aux mots prononcés par Karim Ouattara après cette reconnaissance.
L’homme distingué regarde derrière lui et aperçoit ceux qui l’ont aidé.
Puis il regarde devant lui et considère qu’il lui reste encore à apprendre.
Voilà peut-être la différence entre avoir réussi et continuer à mériter sa réussite.
Diane Kablankan