La lutte contre la traite des êtres humains et le travail des enfants a enregistré une nouvelle avancée en Côte d’Ivoire avec le démantèlement d’un réseau présumé de traite opérant entre le Burkina Faso et les zones de production cacaoyère du sud-ouest du pays. Huit personnes, dont trois mineures, ont été secourues lors d’une opération menée le 2 juillet par les services spécialisés de la Police nationale.
L’intervention a été conduite par les agents de l’antenne de Divo de la Sous-direction de lutte contre le trafic, l’exploitation d’enfants et la délinquance juvénile (SDLTEEDJ). Les victimes ont été interceptées aux environs de 18 heures au corridor de Daliguépa, sur l’axe Gagnoa-Oumé, alors qu’elles voyageaient à bord d’un car de transport en commun.
Les premières investigations ont révélé que les huit victimes, toutes de nationalité burkinabè, avaient été recrutées dans leur pays d’origine avant d’être acheminées vers la Côte d’Ivoire. Parmi elles figurent trois mineures et cinq adultes destinés à travailler dans des plantations de cacao situées dans la localité de Gogné, dans le département de Lakota.
L’enquête ouverte à la suite de cette opération a conduit à l’interpellation de deux individus soupçonnés d’être impliqués dans ce réseau. Selon les éléments recueillis par les enquêteurs, l’un aurait participé au recrutement des victimes tandis que l’autre aurait été chargé de leur exploitation à leur arrivée dans les zones de production agricole.
Les deux personnes interpellées devraient être présentées devant le procureur de la République près le tribunal de Gagnoa. Les victimes, quant à elles, bénéficieront d’une prise en charge par les services compétents afin d’assurer leur protection et leur accompagnement.
Cette affaire met en lumière la persistance des réseaux de traite humaine qui continuent d’exploiter des personnes vulnérables dans la sous-région. Elle souligne également le rôle déterminant des unités spécialisées de la Police nationale dans l’identification des filières criminelles et la protection des victimes.
Depuis plusieurs années, la Côte d’Ivoire a renforcé son dispositif de lutte contre la traite des personnes et le travail des enfants. Cette politique est notamment portée par Madame Dominique Ouattara, Première Dame de Côte d’Ivoire et présidente du Comité national de surveillance des actions de lutte contre la traite, l’exploitation et le travail des enfants.
Sous son impulsion, les autorités ont multiplié les actions de prévention, renforcé le cadre juridique et développé des mécanismes de protection des victimes. Les opérations menées sur le terrain traduisent la volonté des pouvoirs publics d’endiguer durablement ce phénomène et de poursuivre les auteurs de ces infractions devant la justice.
À travers ce nouveau coup de filet, les autorités ivoiriennes réaffirment leur engagement à combattre les réseaux de traite des êtres humains et à garantir aux enfants un environnement sûr, à l’abri de toute forme d’exploitation.
Cette dynamique s’inscrit sous l’autorité du Administrateur Général de la Police, Youssouf Kouyaté, dont l’engagement en faveur du renforcement de la sécurité intérieure et de la modernisation des services de police contribue à l’intensification des opérations de terrain sur l’ensemble du territoire national.
L’action des agents de la Sous-direction de lutte contre le trafic, l’exploitation d’enfants et la délinquance juvénile (SDLTEEDJ), ainsi que celle des policiers de l’antenne de Divo, témoigne du professionnalisme, de la vigilance et du sens élevé du devoir qui animent les hommes et les femmes de la Police nationale.
Cette nouvelle opération vient ainsi saluer le leadership du Directeur général de la Police nationale, le Général de Corps d’Armée Youssouf Kouyaté, ainsi que l’engagement quotidien des forces de sécurité qui œuvrent, souvent dans l’ombre, à la protection des populations les plus vulnérables et à la lutte contre toutes les formes de criminalité.
Conformément au principe de la présomption d’innocence, les personnes interpellées demeurent présumées innocentes jusqu’à une décision définitive de justice.
Diane Kablankan