Washington durcit un peu plus l’accès à son territoire. À partir de fin janvier, les ressortissants ivoiriens sollicitant un visa de court séjour devront s’acquitter d’un dépôt financier substantiel, une mesure qui illustre le tournant restrictif de la politique migratoire américaine.
Selon une décision rendue publique début janvier, les autorités américaines imposent désormais une caution financière obligatoire à certains demandeurs de visa en provenance de Côte d’Ivoire. Une mesure qui s’inscrit dans un ensemble plus large de restrictions migratoires assumées par l’administration du président Donald Trump.
Cette caution, présentée comme un mécanisme de garantie, n’équivaut toutefois pas à une autorisation de voyage. Les autorités américaines le précisent : le versement du dépôt ne préjuge en rien de la décision finale. Un dossier peut donc être rejeté malgré le paiement intégral de la somme exigée.
Les candidats devront également remplir le formulaire I-352, un document relevant du département américain de la Sécurité intérieure, renforçant encore le caractère administratif et dissuasif de la procédure.
Cette décision intervient dans un contexte de durcissement assumé de la politique migratoire américaine, visant à limiter les dépassements de séjour et à renforcer le contrôle des flux entrants, y compris pour les visas légaux. L’administration Trump justifie cette approche par la nécessité de responsabiliser les voyageurs et de garantir leur retour dans le pays d’origine à l’issue du séjour autorisé.
La Côte d’Ivoire rejoint ainsi une liste de 38 pays désormais soumis à ce régime de caution, composée majoritairement d’États africains.
Diane Kablankan