Distinction : « Le Grouilleur 3.0 », l’infatigable témoin de la scène culturelle ivoirienne, distingué par Mylène Amon

Au cœur de la Jacobléu Art Gallery, le photographe et créateur de contenus « Le Grouilleur 3.0 » a reçu une médaille des mains de Mylène Françoise Amon, l’artiste ivoirienne récemment entrée au Guinness World Records pour sa performance de 203 fleurs d’origami réalisées en une heure. La distinction, hautement symbolique, vient consacrer un acteur dont le nom s’est imposé dans les coulisses du paysage artistique et social abidjanais.

Connu pour son œil attentif et sa capacité à « grouiller » partout où se jouent des initiatives citoyennes, culturelles ou caritatives, « Le Grouilleur 3.0 » s’est bâti une réputation de passeur d’images. Ses captations, largement partagés sur les réseaux sociaux, ont accompagné des campagnes de sensibilisation, suivi des marathons artistiques et mis en lumière des créateurs émergents. « Il est devenu un relais indispensable pour ceux qui, souvent dans l’ombre, œuvrent à faire bouger les lignes », confie un proche du milieu culturel.

Au-delà de la documentation, il s’illustre par une constance : toujours présent sur le terrain, souvent en marge des projecteurs, il met sa caméra et ses plateformes au service des autres. Dans un environnement où la visibilité reste un défi, son travail contribue à relier des causes sociales et des initiatives culturelles à un public plus large.

En lui remettant cette médaille, Mylène Amon entendait souligner cette fidélité : « Ce n’est pas seulement mon record que je célèbre aujourd’hui, mais le travail silencieux de ceux qui le racontent et le portent auprès du public », a-t-elle déclaré.

Si le geste ne relève pas d’une reconnaissance officielle du Guinness World Records, il en dit long sur l’évolution de la scène ivoirienne : désormais, l’engagement ne se mesure pas uniquement à l’aune des exploits individuels, mais aussi à la capacité de créer du lien, de fédérer et de donner une résonance collective aux victoires personnelles.

Diane Kablankan