La Cour africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP) a rendu son arrêt ce jeudi 26 juin dans l’affaire opposant l’ancien président Laurent Gbagbo à l’État de Côte d’Ivoire. L’ex-chef d’État contestait sa radiation de la liste électorale 2025 et réclamait son annulation.
Saisi pour violation de ses droits civils et politiques, Laurent Gbagbo estimait notamment que sa condamnation à 20 ans de prison par défaut, en 2018, ne pouvait justifier son inéligibilité, en raison de l’absence de notification régulière et de l’ouverture persistante des voies de recours. Il dénonçait également une atteinte à la présomption d’innocence.
Dans sa décision, la Cour a jugé que l’État ivoirien ne s’était pas écarté du cadre juridique national. Elle a estimé que les autorités électorales s’étaient appuyées sur une condamnation pénale considérée comme définitive, et que cette base légale justifiait la radiation du requérant.
La CADHP a donc conclu qu’aucune des violations alléguées – ni du droit à la défense, ni du droit de participation à la vie publique – n’était établie. Elle a rejeté l’ensemble des demandes de réparation de Laurent Gbagbo, précisant que chaque partie supportera ses frais de procédure.